> empcam <
  Page d'accueil
    L'OEIL CREVE DU CYCLOPE
  Archives
  Contacts
 

  Souscrire
 


 
Amis
    phe-no
    derfisch
    - Plus d'amis


Liens
   fischnouille
   xxl
   ludomatic
   pam
   pam bis
   haz
   abraham
   la croûtasse
   ph&
   meluzine
   benrouf
   mj
   duplex
   paleblueyes
   prettyvacant
   grayscale
   billyname
   mitchcooper
   jellybean
   madonedufutur
   @cro
   lhommedumoment
   hemlock
   griz
   grizxxl
   boultan
   williamkramps
   kms
   zorglub
   iloveyouso
   coleresessentielles
   lelapin
   toxicavengeresse
   rouge baiser
   miettedesavane
   blackeyedgirl
   pastroplogique
   bidoche
   picpicthewinner
   vitanuda
   hydroxylase
   camille


http://20six.fr/empcam

Hébergé par 20six.fr



 
> Soldes

Au cas où t’as pas remarqué, l’hiver il fait froid (contrairement à l’été où il fait généralement beau et chaud sauf en Bretagne c’est bien connu), ça gèle même à pierre fendre (sauf les cœurs de pierre qui eux ne se fissurent jamais). Du coup les gens crèvent (de froid), y’a des accidents de circulation (le froid) et lorsque tu vas faire Paris-plage par moins 4 degrés, toi qu’on appelait autrefois le « Pic du Midi » ou le « Mont-Blanc », l’érection empaquetée dans ton maillot de bain, ne réponds plus que par le pseudo « collinette ». Les ravages psychologiques liés à l’hiver sont plus pénibles et plus ardus que les ravages physiques parce qu’avec une bonne tente et un bon emplacement, en grelotant sous son sac de couchage pour un peu on se croirait à Megève (voire Aspen si t’as un réchaud en guise de cheminée). Sinon tu peux toujours taper sur la gueule de ton voisin/patron, ça réchauffe et je me dis, con comme tu es, qu’il doit faire sacrément froid à Gaza en ce moment pour s’en mettre autant sur le museau. Vivement l’été.

(...) Mais je ne suis pas sorti de mon hibernation pour te parler de la pluie ou du beau temps mais juste pour te dire que, fais gaffe, va falloir revoir toute ta philosophie sur le bien consommer. En effet, Mme Lagarde (celle qui dit tout haut ce qu’on n’ose même pas penser tout bas à savoir que tout va bien, malgré une croissance d’à peine 0,1% ou que les chiffres des soldes – en Alsace ils ont déjà commencé – sont meilleurs que ceux de l’année précédente, alors que j’aimerais bien connaître les chiffres de la conso des mois de septembre, d’octobre, de novembre et de décembre qui doivent être catastrophiques car dépenser quelques euros au moment des soldes par nécessité éventuellement ne cache en aucun les difficultés et la réalité durant la période d’avant les soldes), entendue sur Europe1, je crois, ce matin, nous dit qu’il faut relancer la consommation. Ok, pas contre si ça peut te faire du bien. Par contre, y’a quelques temps elle m’a dit à moi perso que pour l’environnement (et à cause de la hausse du carburant) je devais vendre ma voiture pour m’acheter un vélo pour aller bosser. Citoyen responsable, j’ai vendu ma bagnole et j’ai roulé sur deux roues (en danseuse, le cul bien en arrière tu t’en doutes, je suis un bon citoyen je te dis). Et ben ce matin elle me dit qu’il faut acheter d’urgence une voiture pour relancer la machine. Grenelle attendra. Ok, ben même si je vends mon vélo à un bon prix (pneus neufs, état général ok, odeur de cul sur la selle, à débattre) je vais m’acheter quoi comme voiture pour le prix d’un vélo ? Quand ça ne veut pas. Et puis, comme un écho à ce texte (qui entre nous est vraiment n’importe quoi mais regarde par ta fenêtre et écoute et tu vas voir que c’est pas pire) notre ami camarade Nicolas 1er, chef des programmes à TF1 et France Télévisions, envisage de faire passer une loi (un texte) qui interdirait, en substance, à l’incendiaire d’une voiture, de passer son permis de conduire tant qu’il n’aura pas remboursé le montant de ses dégâts. Et ben réfléchis une minute à cette loi anti pauvres : si j’étais un des ces incendiaires, je choisirais une bagnole qui n’est plus cotée à l’argus (la bible des constructeurs et des assurances) pour payer moins cher pendant moins longtemps le remboursement de mes conneries plutôt qu’un Porsche Cayenne à 50 bâtons qui de toute façon dort, lui au moins, au chaud dans un box ou un garage privé. Cerise sur le gâteau, Nico envisage aussi de supprimer le juge d’instruction. Juste le poste pour l’instant, pas le juge. Si c’est voté, l’ensemble des enquêtes judiciaires (dont les affaires politico-financières) seront alors en charge du parquet, dépendant du ministère de la justice et plus habitué au cirage.

(...) Enfin, t’es pas encore obligé d’acheter le disque des Enfoirés AVANT d’aller aux Restos du cœur. Pas encore mais faut te dépêcher.
<.

6.1.09 15:36


> On est sauvés (bis repetita)
 
Tu vois comme on ne peut pas faire confiance aux gens. La fête n’aura duré que quelques jours, voire quelques semaines pour les plus fanatiques (et barrés) mais force est de constater aujourd’hui que la fête est finie et que le soufflé Obama est retombé aussi vite qu’il a gonflé. Car au départ comme toi je me suis senti super Noir : un changement de couleur (et de papier peint) à la tête du monde libre et les choses allaient bouger. Barack était la Valérie Damidot de la politique (faire du moche avec du très moche). La planète se porterait mieux, les enfants du monde seraient contents, Al-Qaida allait déposer les armes en regrettant tout le mal causé, Juifs et Arabes bâtiraient un pays commun, plus juste, plus équitable, l’Afrique anéantirait définitivement ses guerres intestines qui lui pourrissent l’estomac depuis que l’homme blanc s’est invité à sa table, le réchauffement climatique allait brusquement s’arrêter et les saisons reprendraient leur cours normal, Orient et Occident allaient se comprendre et entamer un dialogue riche et productif, Audi allait baisser ses prix de 90 % (pour que tu puisses acheter une voiture neuve, sous les conseils de Lagarde et avec la prime à la casse de 1000 euros) et ma bite allait grandir de 20 bons centimètres au repos. Bref, on allait se passer un super noël et la crise ne serait plus qu’un lointain souvenir à partir du 20 janvier… Oui mais c’était sans compter la relative frilosité du personnage qui, faute d’innover, recycle à l’envi les fonds de tiroirs et utilise des éléments de l’ancienne équipe de Bush pour faire du neuf avec du vieux ou des Clinton en guise d’épouvantail à la crise. On attendait des surprises et ce sont les mêmes cadeaux au pied du même sapin pourri, année après année. J’ai promis un truc sur M. Obama ? Tu l’auras au mois de janvier. Tu seras peut-être déçu mais ta vie est une déception de toute façon.
 
(...) A part l’odeur de souffre remplacée par l’odeur du curry et du tandoori, la planète Obama a assisté à l’avant première d’un mauvais remake boollywoodien du film « 9/11 », digression indienne du 11 septembre : plus de 200 morts dans des attaques terroristes simultanées et relativement bien organisées. La ville de Bombay est encore sous le choc de ces trois nuits de cauchemar et le premier ministre indien de déclarer : « Nous aussi nous avons notre 11 septembre », genre on fait désormais partie du club (USA, Grande-Bretagne et Espagne). Il existe pourtant des clubs dont tu te passerais bien de payer ta cotisation pour devenir membre : le club des veufs ou le club du Trichomonas vaginalis, par exemple. Tous les morpions du monde libre ne m’enlèveront pas de la tête qui si t’as les couilles qui te démangent, c’est que tu laisses un peu trop traîner ta queue (les 20 centimètres de plus, on y revient)(et comme t’es chiant tu vas me dire qu’il n’y a pas de solution parce qu’à force de faire l’autruche, tu finis toujours par te faire enculer) - existe-t-il un juste milieu ?
 
(...) Miss France vs Téléthon, face à face télévisuel samedi soir, éternel dilemme de la ménagère de 50 ans, qui entre la pipe et la vaisselle, devra choisir son programme. En maigre t’as le choix entre des handicapés en fauteuil qui se bavent dessus à la manière des escargots de Bourgogne (avec les renvois gastriques ça sent l’ail aussi) et des bonnasses d’1m80 qui défilent en maillot et dont le QI de taupe offre des perspectives alléchantes : c’est-à-dire qu’elles ne savent pas faire grand-chose mais qu’elles le font en bikini tout comme les gendarmes et la police qui ne font pas grand-chose non plus mais qui le font très mal. Prévention de la drogue à l’école… lorsque l’on voit les méthodes employées et comment ils traitent le problème, t’as vraiment envie de te défoncer pour fuir la réalité… Je veux dire VRAIMENT.
 
! Plan de relance de Sarkozy : cf au-dessus.
 
! Dernière minute : Patrick Devedjian nommé ministre de la relance économique… (la seule chose qu’il a relancé c’est la vente de fusil de chasse). J’vais rapidement me procurer un 20 grammes pour le week-end, en traînant devant un collège, je vais en avoir besoin. On est sauvés putain, Patou ministre de la relance économique, tu lis et tu relis ça, en boucle, te marre pas c’est sérieux et si t’es trop déprimé si t’es chagrin, viens voir tonton empcam qui te donnera un peu de bonheur artificiel ou choisis les Miss.
 
Bon week-end à toi.
<.

5.12.08 14:49


> Braquemard Obamo
 
T’entends les clameurs de la foule en liesse, ces bouffées d’espoir qui viennent illuminer un ciel de novembre bien bas ? Non ? C’est parce que tu n’es pas Américain. Tu peux pas comprendre, t’as pas de cœur, tu n’aimes rien. Pourtant c’est historique, c’est fabuleux, incroyable, surréaliste et justifié : Barack Obama devient le premier président Noir de Etats-Unis… C’est drôle, je n’arrive pas à me réjouir, je n’arrive pas à adhérer (remarque je n’ai jamais adhéré à rien, sauf à la cuvette des chiottes lorsque je reste trop longtemps dessus et qu’elle me colle au popotin), voir même limite ça me désespère. Ca me désespère qu’il faille mentionner la couleur de la peau d’un homme pour que son élection devienne « historique ». Et puis qu’est-ce que tu crois ? T’imagines que ça va changer quelque chose pour ceux qui n’ont jamais rien vu bouger ? Je veux dire vraiment ? Qu’est-ce qu’il va faire l’ami Obama avec les clefs de la maison ? Changer radicalement plus de deux cents ans de politique (sociale, économique, militaire) juste parce que sa couleur de peau est historique et que yes we can ? Que du côté de South Central, de Baltimore ou de trou du cul les bouseux, les Afro-américains vont sentir le vent du changement (avec ou sans Scorpion en bande son) leur chatouiller le cœur et embellir le quotidien ? Noir ou pas, je crois que l’ami Barack hérite d’une bicoque qui prend l’eau de toute part. Après la catastrophique ère Bush, M. Obama va devoir jouer de la rustine pour éviter les voies d’eau de plus en plus béantes et ne va pas croire que c’est la faute à pas de chance, non. C’est juste un nouveau président américain et libéral, à l’appétit d’ogre, prêt à en découdre. La seule différence, notable je te l’accorde, c’est que mon Barack à moi perso au moment d’enculer les Américains en général et le monde en particulier, va mettre de la vaseline sur son gant de crin. Et puis il n’a toujours pas appelé Nicolas (l’Obama français, sauf que je me rappelle pas avoir vu des scènes de liesse en Hongrie, au soir de son élection).
 
{...} Mais ici on est sauvés putain. Enfin presque. Ton président se bouge les fesses pour toi, vole de réunions en fellations, convoque le G20, se félicite de ses choix, de ses initiatives et ça fonctionne, c’est lui qui te le dit, droit dans les yeux, droit dans ses bottes à talonnettes : le somment du G20 « apporte des réponses structurelles à la crise financière et des réponses à la crise économique. Il reste beaucoup de travail à faire mais c’est passionnant ». C’est une histoire de structure, appelez-moi l’architecte. Ouais c’est passionnant tous ces êtres qui crèvent la bouche ouverte, c’est fascinant de voir son monstre, sa création, évoluer et voler de ses propres ailes. Parce que putain, on est passés tout près de la catastrophe, de la récession, de la correctionnelle, d’un mauvais remake d’un film hollywoodien, genre les « raisins de la colère II » (Jerry Bruckheimer, dieu est son âme, est sur le coup). Par contre, tu attendras un peu ces immenses purges censées sanctionner les irresponsables et autres magiciens damnés de la bourse. Les grands enfants des places boursières, ces maraîchers de la finance peuvent à nouveau arborer ce large sourire de grenouille tropicale sûre de sa pensée et de ces actes et le message est clair : passons l’éponge, Bob, fais un pas en arrière et regarde comme l’horizon s’allonge : y’a encore pas mal de tunes à se faire. Tout le monde fait des conneries mais le principal c’est de ne pas se faire piquer et lorsqu’on se fait prendre, il est toujours bon de savoir que papa va réparer les bêtises et payer les pots cassés. Et puis encore : à vous autres abrutis de pauvres, circulez y’a rien à gagner mais regardez-moi. Occupez-vous de votre chaine de montage et priez pour que les gens consomment sinon, allez vous consumer dans les cendres encore chaudes de l’ANPE et des ASSEDIC, moi je m’en fous, le marché me donne raison. Le marché est avec moi. J’ai mon stand dans la place et toi tu es chargé de remplir mes étales. Si tu savais comme je suis fier d’être citoyen de ce monde compliqué et inepte. Un monde capable de créer de la beauté, voire de la solidarité (souvent intéressée certes mais le beurre et l’argent du beurre en plus du cul de la crémière, ça me parle plus que la bonté d’âme mon petit Jean-Jacques en herbe) tout autant que de la laideur froide et chirurgicale, dévastatrice et injuste, ignoble et abjecte dans les bras protecteur d’une salle de marché, à Chicago ou à Paris, mais c’est pareil, nous faisons tous partie du grand village global. On passe l’éponge et on repart encore plus forts et gonflés à bloc, notre lettre/chèque de recommandation à 320 milliards dans la poche (souviens-toi). Parce que tu vois, ce n’est pas comme si la situation économique mondiale était prévisible. Ce n’est pas comme si on pensait que le marché pouvait se réguler tout seul. Ce n’est pas comme si on avait spéculé encore et encore et se refilant, aux yeux de tous, des actions encore plus pourries que l’administration américaine en place. Ce n’est pas comme si, quoique tu fasses et à quelle hauteur tu tombes, tu n’avais pas de parachute pour non seulement freiner ta chute mais en plus te laisser dériver et atterrir où bon te semble. Ce n’est pas comme si depuis 1929, on s’était évertués à reproduire encore et encore le même schéma, en l’améliorant même pour qu’il devienne plus juste pour celui qui dicte les règles parce que toi mon pote, les règles, tu t’en prends des coups sur les doigts et si tu la ramènes encore, tu vas t’en prendre sur le zob.
 
{...} Guillaume Depardieu - le flamand rose magnifique - est parti (comme le dit la formule consacrée). L’air lui était-il devenu si irrespirable ici-bas ? Comme quoi même en ayant une vie saine et bien remplie, ben ça ne suffit pas toujours. Du coup je crois que je vais me mettre à fumer 4 paquets de cigarettes de contrebande (je ne vais quand même pas nourrir les caisses de l’état) par jour, éviter les fruits et l’effort et opter pour une nourriture plus grasse. Je vais vivre avec la philosophie du marché : me régu(a)ler tout seul et quand les cordons de la bourse m’étrangleront, dans mon agonie, je banderai encore.
 
<.
Octobre-novembre.
 
On reparle des USA très bientôt.
 
Zemmour, je t’encule
 
Le P. S, j’en parle pas, ça me désole.

18.11.08 11:55


> Les oreilles et ma queue.

Tu veux que je te dise un truc à toi perso ? Ouais ? Ben tu vois, j’étais bien calé dans mon fauteuil, fermement décidé à rien foutre de la journée (juste un coup de speed sur le coup des 16 heures lorsque la pluie s’est mise à tomber et que mes deux neurones se sont mis en branle et ont commencé à regarder la course effrénée des gouttes d’eau dégringolant sur la vitre de la fenêtre du salon) lorsque j’ai eu envie de te dire que c’est la bourse ou la vie. Juste après la fusion, mon conseiller Caisse d’Epargne m’appelait sur la une pour me dire que – catastrophe – Francfort et Paris fermaient à -7% et que si Londres glissait de -8 points, Madrid chutait de -9 %. J’ai levé la fesse gauche et j’ai pété de la droite.

En maigre, en très maigre même, c’est la crise. Mais si t’as ton gilet et ton triangle bien en évidence dans l’habitacle de ta cage à pouffiasses et ses 10 litres/100, tu ne risques rien. On ne plaisante pas avec la sécurité routière. Si en plus ton gilet Playmobil se trouve sur le siège conducteur, alors là c’est le top et la crise va glisser sur toi comme un pet sur une toile cirée. C’est une espèce de principe de précaution la sécurité routière, d’où l’idée du gilet : il faut enfiler ce précieux sésame dans la voiture avant de sortir du véhicule pour pouvoir déposer ton triangle à proximité pour signaler que t’es en panne. A proximité c’est pas loin, c’est rien, par contre sur la bande d’arrêt d’urgence c’est énorme. Donc je résume : Ca fait déjà 5 ans que ta voiture montre des signes de faiblesse niveau moteur mais comme t’as tout claqué ton blé dans l’essence, un Iphone et dans le cul de Valentine (la petite stagiaire vaguement vaginale mais qui fait des pipes pas croyables : même sans lui rincer la bouche au White Spirit, elle te nettoie le pinceau, Francis ne connaît pas la crise), t’as plus un rond en poche et tu trimballes donc tes deux mioches et leur mère dans ta poubelle (215g de Co2 au kilomètre, ce qui est quand même moins que Borloo tu avoueras). Tout à coup le moteur fume, toussote et rend l’âme (à qui elle appartient) et tu tombes en panne. Père modèle, tu déclenches tes warnings et écrases ton joint dans le cendrier et tu tentes d’enfiler ce putain de gilet fabriqué en Chine (ils ne plaisantent pas avec la sécurité là-bas non plus) dans l’habitacle étroit de ta trois portes en gueulant sur tout ce qui bouge y compris tes gamins qui chialent à l’arrière depuis la porte d’Italie, tout en te battant avec cette connasse de ceinture avant de te faire percuter par un 38 tonnes. Le triangle, resté dans le coffre, est miraculeusement indemne. Fichu principe de précaution. Rien à voir avec la bourse, donc.

Et puis, ça t’en Bush un coin, George déclare que « les Etats-Unis ont les moyens de résoudre la crise », ce même George qui déclarait hier encore que les Etats-Unis avaient les moyens de gagner en Irak ? Oui, le même. Ici non, ce n’est pas pareil, notre gouvernement travaille autour d’un cabinet de crise avec Fillon à la baguette, lorsqu’on la lui laisse. Et les chiffres du chômage qui remontent des Assedic et qui sont « brutaux » mais un coup de baguette magique (et de marqueur sur les listes) et tout devrait rentrer dans l’ordre. Tu devrais rentrer dans l’ordre.

Par contre moi, étonnement je vais bien merci. Ce monde que je comprenais de moins en moins, m’apparaît sous un autre jour : je comprends qu’il n’y a rien à comprendre et si tu n’y entends rien, sache que je me comprends et que j’arrive de plus en plus à être d’accord avec moi-même. Y’a plus qu’à attendre la grande amnistie fiscale et la baisse de l’essence et les boules sous le sapin. La vie est bien faite, les cycles de Kondratieff aussi sont parfaits.

Et ben c’est pas que je me fais chier mais bon, nouveauté, j’ai deux mômes à torcher maintenant. Une véritable responsabilité qui pèse sur mes épaules, une véritable épée de Damoclès en vérité. Deux mômes à torcher remarque, au prix de la merde en ce moment, j’en connais un qui va se faire des couilles en or (valeur refuge. Ca et l’immobilier, surtout aux Etats-Unis, ‘paraît qu’ils ont une solution là-bas). Et puis deux mômes à torcher, c’est surtout deux bouches de plus pour me nourrir. J’en connais un qui va passer une retraite dorée. Quelle retraite ? Tu vois comme t’es négative, t’arrives même plus à conceptualiser la retraite.
 
Des bises et prends garde à toi
<.

 

10.10.08 23:16


> Texte offert par les produits d'entretien pour la maison Stanhome (Sylvester).

[…]. Je ne fais que passer pour te dire que « oui ça y est j’arrête vraiment définitivement » et que « je tire un trait définitif sur cet espace (fumeur) qui tombe de toute façon en déliquescence ».
Ben quoi ? Tu commençais à t’en douter un peu non ?
Nan ? Alors ça y est, t’es con et ça c’est la bonne nouvelle.
La mauvaise c’est que j’ai bien essayé d’ouvrir ici et là quelques poches de résistance sur des plateformes alternatives (celles où tu peux fréquenter Hazam par exemple mais c’est un exemple, Ph& épouse-moi) et autres myspace plutôt « space » que « my » d’ailleurs et comme je suis originaire de Dijon et qu’il n’y a que my qui m’aille (si t’es pas bourguignon ou pubar, désolé c’est franchement mauvais mais c’est encore, pour quelques minutes, mon blog) j’ai préféré tout envoyer chier.
A vrai dire, je n’y arrive plus tout simplement.
Trop de choses
Tous les jours
Un œil
Une oreille
Un pas dans la rue
Ca me glace
.
J’espère que ça ira pour toi, sinon dans une autre vie peut-être… (Mais avant tu dois terminer celle-ci d’abord, je sais c’est dur mais pense à celle du Ludo qui va partir en tant qu’ingénieur incrédule et sodomite en Arabie Saoudite) …
Et peut-être aussi, enfin, tu vois quoi, prends soin de toi.
Je sais je n’en peux plus de crever, genre la deuxième ou troisième fois mais contrairement à certains je préfère m’éteindre à petit feu (histoire de bien faire chier) que dans un immense incendie aussi soudain qu’éphémère et rapidement maîtrisé.

[…]. Et puis y’a des tonnes de raisons d’espérer, d’y croire encore : des bonnes nouvelles, y’en a des centaines. Un exemple ? Bon, un dernier : à l’occasion de la formidable journée de la femme (le 08 mars dernier, si t’as oublié va vite faire un cunni’ express à ta connasse), Sarkozy a dit qu’il « entendait faire voter en 2009 une loi imposant des sanctions financières aux entreprises qui ne respecteront pas leurs obligations en matière de parité salariale ».
La parité salariale, je t’arrête tout de suite, ça ne veut pas dire que tu vas être augmenté de 172 % ou qu’on va aligner ta rémunération sur les plus hauts salaires, nan. Ca veut juste dire qu’il souhaite que les femmes et les hommes soient payés, à travail égal, au même salaire, ce qui ouvre des perspectives : plus besoin de marchander ou de te cacher : pour 20 euros tu pourras te faire sucer indifféremment par Roberto ou Roberta, tarif unique et pendant que les uns crient victoire sur les ondes, les autres crient famine, un truc comme ça.
Parce que franchement, à droite ou à gauche, qu’est-ce qu’on en a à foutre ?
Je veux dire vraiment !

>

Post-scriptum : je cherche un CDD sur ton blog.

9.3.08 22:10


>

Un p’tit Bouton noir disgracieux sur la face du monde et c’est la terre entière qui semble découvrir que oui, décidément, le Marché c’est plus fort que toi. Faire du fric avec ton fric mais au final, c’est toi qui rembourses les agios, on n’a jamais trouvé mieux. Alors on spécule sur tout et sur n’importe quoi, la bouffe, la guerre, on décide ce que tu vas écouter, ce que tu vas acheter grâce à ton tout nouveau pouvoir d’achat dopé par la bonne santé de l’économie américaine et on décide aussi dans cet imperfectible élan ce que tu vas endurer, ce que tu vas chier, comme ça, en toute légalité. Et puis des colonnes de fumée s’élèvent dans le ciel, bientôt cachées par un écran de fumée encore plus opaque et quand ça win, on ferme les yeux quand ça dégringole, on accuse, on envoie une lettre à ses actionnaires pour leur dire : « nous sommes désolés ».
L’étape suivante, c’est la même chose mais sans la lettre. L’étape suivante, c’est demain, c’est plus rien.
Bref, tu sais déjà tout ça mais j’ai quand même noté dans toute cette merde, une petite phrase que tu pourras ressortir à l’envi lorsque tu seras journaliste et que tu interrogeras le chef de l’Etat, notre bien aimé amant Nicolas Sarkozy 1er (l’homme qui porte des enfants de l’Arche de Carla sur ses épaules pour paraître plus grand sans doute), je te laisse apprécier, c’est cadeau : « Je n’aime pas porter de jugement personnel sur les gens, surtout quand ils sont dans la difficulté, mais on est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu’il y a un fort problème, on ne peut pas s’exonérer des responsabilités ». T’auras sans doute remarqué, parce que t’es pas con, pas encore, que Nicolas ne parlait pas de lui mais de Daniel Bouton, futur ex-président de la Société Générale. Tu remarqueras aussi qu’il parle de « forte rémunération SANS DOUTE légitime », pour justifier la sienne, certainement usurpée. Avec un moral des ménages au plus bas depuis 20 ans, un pouvoir d’achat en peau de chagrin mais sans la peau, juste le chagrin et les os et des perspectives d’avenir aussi vaste qu’une piaule à la Santé, tu pourras toujours lui glisser qu’il est temps qu’il endosse ses responsabilité, qu’il reprenne ses gosses et ses deux putes sous le bras et qu’il trace la route en scooter (retrouvé grâce aux tests ADN) vers la Russie, pourquoi pas, servir la soupe à Vladimir ou servir de papier cul, je sais pas, tu réfléchis, tu choisis et tu me dis.

[…]. Et ça défile et ça passe et ça rigole, un sourire berbère (Léonard) qui illumine ton visage et t’as les idées toujours aussi claires même si ta copine s’appelle Mireille, un truc comme ça. Mais on s’en fout, c’est pas grave, ça ira. La vie est bien faite : tu vois là, je ne fais que passer et t’es déjà encore plus désespéré. On va bien se marrer.

Des tonnes de baisers à toi.
<.

29.1.08 23:43


> Les bras cassés.

Et pour ça je respire.
Le compteur tourne et l’année s’achève (on achève bien les chevaux et bien d’autres bestiaux encore) et semble déjà dégueuler sur l’année suivante. Et ça va vite. Très vite. Trop vite pour toi ? C’est qu’on te demande d’être rapide et pressé. Travailler plus pour réfléchir moins. Encore et toujours. Il faut que tu assumes. Tu l’as voulu, tu l’as dans le cul. Et puis ça s’accélère encore et toujours. Un jour tu couches avec Kadhafi, l’autre avec Carla Bruni et les gens heureux trouvent ça formidable. Et t’es sur une autre rive, style une autre planète hostile. Une planète blonde et décervelée, parfum BOSS, limite relaxe, Rolex attitude. Pourquoi pas après tout ? T’en as besoin, peut-être même que tu le mérites. Et ça reprend, ça repart. Un autre jour encore, peut-être pluvieux ou froid, tu couches dehors et l’autre d’après, si ça veut bien qui sait, tu loueras un coquet appartement de 190m² à loyer modéré dans le Vème, alors que t’as même pas le droit mais tout le monde s’en fiche, tout le monde sait que « nos vies ne valent pas grand chose », surtout la tienne et que la vie c’est nulle part ? Et si tu obtiens cet appartement et si jamais on venait à te questionner, si on voulait te créer des ennuis, tu pourras toujours essayer la méthode Jean Paul Bolufer (directeur de cabinet de la préposée aux chiottes et au logement Mme Boutin) qui consiste à hurler à qui (ne) veut (pas) l’entendre qu’il n’a commis aucune erreur dès lors qu’il appartient au bailleur « d’exiger de ses locataires toutes justifications requises » (afp). Et si quelques imprudents s’accrochent et veulent vraiment savoir, c’est Disneyland je te dis, dis-leur que « tout autre commentaire qui revêtirait un caractère diffamatoire relèverait désormais de l’intervention de son avocat » (afp). La vérité est au bout du tribunal. En maigre, M. Bolufer (qui n’est pas M. Gaymard, il retient les leçons) qui gagne certainement très (durement) bien sa vie bénéficie d’un logement réservé aux personnes remplissant certaines conditions incompatibles avec sa glorieuse fonction, je crois. Jean Paul n’est certes pas un lapin de six semaines même s’il déclare, en très maigre cette fois, que ce n’est pas de sa faute, lui, il a bien lu la facture, il connaît bien le prix - 6 euros 30 le m² - il sait le montant du bail mais il ne peut rien contre l’incompétence d’un enculé de bailleur, la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris), qui gère très mal son parc immobilier et si t’as un problème, tu descends, on s’explique et si t’as un truc à redire à ça, retourne dans ta tente Quecha, sinon à défaut d’un repas chaud, tu vas te manger mon avocat, parce que le droit à la transparence - et à la vérité - est synonyme de diffamation. Chut ! Circule si t’as tes papiers sinon, please, une mer de silence. Une nouvelle dinde à noël et toi t’es marron. Oh bien entendu ! Jean Paul aurait pu prévenir le RIVP et leur dire que non merci, je ne veux pas prendre la piaule d’un autre, je n’ai pas à me plaindre, vous avez fait une erreur, ce n’est pas grave voilà les clefs ! Mais nan ! M. Bolufer préfère user des services d’un avocat pour régler cette affaire et renouveler son bail. La méthode Bolufer marche-t-elle pour le trop-perçu des ASSEDIC ?
Traiter M. Bolufer de crevure, en toute transparence et si c’est la vérité, c’est de la diffamation ?
En tout cas
, si tu dors dehors, va falloir sérieusement te trouver un logement décent, les rues ne sont pas des crèches vivantes où tu viendrais planter ta tente et si tu ne trouves pas d’appartement car tu ne cherches pas, tu t’y prends mal, ben y’a mes centres d’accueil et si t’aimes pas mes centres, t’aimeras peut-être le contact de ma matraque glacée de noël sur ta gueule.

[…].

Francis a quitté l’hôpital en meilleure santé que le jour de son admission (le service public ça fonctionne, Francis en est la preuve vivante avec deux bras gauches) a récupéré son avant-bras mais il devra faire montre d’une certaine prudence pendant quelque temps avant de refaire des bras d’honneur. Ca cicatrise et ça guérit. Mais tu t’en tapes et puis si ça se trouve, t’as bien raison. T’as d’autres chats/chattes à fouetter dans le sens du poil. Y’a bien mieux. Y’a au moins toi, aussi, j’espère que tu vas bien, que tu es content, je veux dire vraiment.
Et le compteur tourne et t’as misé sur le mauvais cheval. Mais tu ménages ta monture et dans cette course d’obstacles, tu t’en fous bien de finir premier. Bien calé derrière, fais quand même gaffe à l’aspiration. Et pour ça tu respires et pour ça je veux dire qu’on se retrouvera l’année prochaine, si tout va bien, sous une autre forme et si ça se trouve, tu vas voir que je vais avoir besoin (ou pas) de toi.

[…].

Bonne semaine à toi.
<.

18.12.07 23:52


 [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de